Apprendre à entendre la vérité de l’autre

Le célèbre bestseller du psychologue américain John Gray « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus », paru en 1992, est aujourd’hui souvent critiqué car il met en scène le couple hétérosexuel traditionnel et patriarcal. Il montre cependant à quel point – du fait de leur orientation génétique respective et/ou de l’orientation éducative et/ou culturelle genrée qu’ils ont reçue – les conjoints sont conditionnés différemment au plan psychologique et ont ainsi souvent des difficultés à se comprendre.

Pour autant, nous devons rester confiants dans le fait que, au-delà de malentendus ou de frictions (parfois liés à des problèmes exogènes, tels que santé, argent, travail) la réussite du couple est une aspiration individuelle du plus grand nombre.

On comprend mieux ainsi pourquoi, sauf désaccord sérieux, mariage arrangé (ou intervention d’une tierce personne trop encombrante), les couples en souffrance recherchent souvent, avec sincérité et bonne volonté, un retour à une meilleure communication et à une relation harmonieuse.

Même chez les meilleures personnes et les mieux intentionnées, c’est en effet souvent principalement une mauvaise communication, qui entraîne l’échec de la relation amoureuse. Une communication insuffisante, favorise la mauvaise interprétation des intentions de l’autre, une insuffisante expression de ses besoins propres et interdit une bonne compréhension des besoins de l’autre. La frustration qui se développe alors pousse chacun à tenir l’autre responsable de la dégradation de la relation et s’enfermer dans un douloureux mutisme… plus ou moins censé exprimer un reproche rampant.

Ce genre de situation amène alors souvent l’une ou l’autre des parties à rechercher la satisfaction de ses besoins de reconnaissance et de ses besoins émotionnels dans l’adultère. Cause ou conséquence, l’échec professionnel et social de l’un ou l’autre des deux conjoints n’est alors, en outre, souvent pas loin…

Spring œuvre à la réparation du lien conjugal, ainsi qu’à ses symptômes, car tensions ou brouille sont synonymes de souffrance. Or, si cette souffrance s’installe, le lien se nécrose. Chaque jour nous enferme alors un peu plus. Et briser cette spirale est un challenge ambitieux et souvent difficile à réussir seul.

Pour cela, on pourra revenir à la rédaction commune d’un projet de vie cadré par une sorte de charte (écrite ou non), telle que celle proposée dans l’article Médiation Préparation Laïque à la Vie Commune et à l’Engagement Parental (PLVCEP).


Suite : Accueillir des « vérités multiples »